Un patrimoine inestimable

Pitons, cirques et remparts

Les pitons, cirques et remparts de l'île de La Réunion désignent un bien naturel inscrit depuis 2010 au patrimoine mondial de l’Unesco.
Ce bien coïncide avec la zone centrale du Parc national de la Réunion. Il couvre une superficie de plus de 100 000 hectares, soit 40% de l’île .
Dominé par deux pics volcaniques, le site présente une grande diversité d’escarpements, de gorges et de bassins boisés qui, ensemble, créent un paysage spectaculaire. Il sert l’habitat naturel à une grande diversité de plantes présentant un degré d’endémie élevé.
On y trouve des forêt ombrophiles subtropicales, des forêt de brouillard et des landes, le tout formant une mosaïque d’écosystèmes et de caractéristiques paysagères remarquables.

Le Maloya

Le Maloya figue, depuis 2009, dans la très sélective liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité certifiée par l’UNESCO. Il est à la fois une forme de musique, un chant et une danse propres à l’île de la Réunion. Métissé dès l’origine, le Maloya a été créé par les esclaves d’origine malgache et africaine dans les plantations sucrières, avant de s’étendre à toute la population de l’île.

Jadis dialogue entre un soliste et un chœur accompagné de percussions, le Maloya prend aujourd’hui des formes de plus en plus variées, au niveau des textes comme des instruments. Chanté et dansé sur scène par des artistes professionnels ou semi-professionnels, il se métisse avec le rock, le reggae ou le jazz, et inspire la poésie et le slam.
Autrefois dédié au culte des ancêtres dans un cadre rituel, le Maloya est devenu peu à peu un chant de complaintes et de revendication pour les esclaves et, depuis une trentaine d’années, une musique représentative de l’identité réunionnaise. Toutes les manifestations culturelles, politiques et sociales sur l’île sont accompagnées par le Maloya, transformé de ce fait en vecteur de revendications politiques. Aujourd’hui, il doit sa vitalité à quelque 300 groupes recensés dont certains artistes mondialement connus, et à un enseignement musical spécialisé au Conservatoire de la Réunion. Facteur d’identité nationale, illustration des processus de métissages culturels, porteur de valeurs et modèle d’intégration, le Maloya est fragilisé par les mutations sociologiques ainsi que par la disparition de ses grandes figures et du culte aux ancêtre.